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jeudi 13 novembre 2008

I Amsterdam!


Terminé.
Niet.
N'a pu.
Done.
C'est finiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!

SNIF.

Amsterdam, I love you, it's truuuuueeeeee!

Hum, par où commencer? Commençons par le début.

Vous savez, ce n'est pas parce que vous allez dans un autre pays que les petits soucis d'appartements ne font pas le voyage avec vous... Ahhhhh, je sens que je pique votre curiosité. Vous m'imaginez dans mon salon à Amsterdam avec 2 gars-crak-de-fesse en train de traficoter mon chauffage?

ET BIEN NON.

Vendredi, 14h30, je retrouve Jean-Ju pour prendre la navette direction l'aéroport. Après une petite heure et demi d'avion et un jus de tomate, nous arrivons à Amsterdam. Le dépaysement est grand: des fleurs partout dans l'aéroport, des gens qui parlent une langue incompréhensible, c'est génial.



Arrivée à la Central Station on marche quelques minutes pour arriver à notre appartement. Une gentille demoiselle vient nous rejoindre en vélo pour nous expliquer 2-3 trucs et nous donner les clés. Merci madame. Ni une ni deux, on est parti pour rejoindre l'équipe de Sid Lee pour un petit verre entre ancien collègues. Après une petite bouffe en amoureux on rentre tranquillement à l'appart et dodo. Le lendemain matin (attention, âme sensibles s'abstenir!) on se réveille et on découvre, euh... une bête sur notre oreillé. Bon, une p'tite bibite, c'est pas ça qui nous fait peur, hein? Mais quand il y en a une famille complète dans NOTRE LIT, c'est autre chose... Bon, l'image est forte mais quand même, il y en avait un paquet. Une vague de «ark, on a dormi avec ÇA» s'empare de nous et on appelle l'agence de location. Ils nous disent qu'ils vont nous trouver un autre appartement... Ok. Merci ben parce que deux nuits comme ça c'est pas possible.

En attendant qu'ils nous trouvent autre chose, on part au marché. Mium. Il fait soleil, on découvre Amsterdam le jour, c'est BEAU. On se prends deux bons fromages, parce que ne l'oublions pas, la Hollande c'est l'AUTRE pays du fromage! On passe devant un marchand de fleurs et je ne peux pas résister à 20 roses pour 2,50, hein Jean-Ju?!















Retourne à l'appart, attends encore pour être reloger. L'agence nous dit qu'il faut laver tout notre linge, que c'est la procédure... Euh... Ok. Une dame passe prendre notre valise et nous voilà parti pour notre nouveau chez nous. L'autre appart est plus loin mais oh combien plus spacieux. On est contents finalement. Direction la gare pour retrouver Aude et Ludo qui partegerons ce week-end avec nous. Après une petite bouffe, on est reparti pour un tour de bateau-mouche (ben oui, on est touriste ou on l'est pas!!). Après avoir vu la plus petite maison d'Amsterdam et autres curiosités on continue notre visite à pied. Cette ville est vraiment sympa à marcher alors on marche! On décide de se faire un petit souper tranquille à l'appart et on fini la soirée par une game de trou-de-%$&*.

Le lendemain, il ne fais pas particulièrement beau alors on opte pour un musée, le Van Gogh plus particulièrement. Très, très joli, super impressionnant. Mon audioguide m'a appris plein de choses et je tiens à le remercier personnellement.

Merci audioguide.
J'aime les audioguides.
Bon, ça c'est fait.

On es aussi allé voir le marché aux fleurs qui était somme toute un peu décevant. Ben oui, parce que bon, c'est bien pratique des bulbes mais c'est tout de même plus jolies des vraies fleurs coupées, hein?!! Le soir on s'est fait un resto avec fondue au fromage et entrecôte, yummi.

Le lendemain, le temps ne s'était toujours pas arrangé mais on était motivé: on voulait voir le plus long marché d'Amsterdam, 3km quand même, ça vaut le coup d'oeil. La recherche d'un sac à vélo pour Aude, c'est transformé en pieds mouillés et poulet grillé. Une petite partie de trou-de-**!$%? pour faire passé le tout et nous voilà reparti à la conquête de la ville et plus spécifiquement du Redligth. Hum. C'est particulier de voir des nanas dans les vitrines en train de jaser au téléphone ou de se brosser les cheveux..!! On a fini dans un petit resto de tapas après avoir cherché comme des fous un resto hollandais. Je pense que nous avons un attachement profond à l'Espagne!

Et hop, le mardi, Aude et Ludo partaient avec le train de midi et nous avions toute la journée pour découvrir la ville. On est allé à la brasserie Heineken pour vivre une expérience assez... intense. Jugez-en par vous-même...



C'était assez chouette et très drôle. En tout cas, ça a permis à mes pieds de se réchauffer et de se sècher. Après on a fais un saut chez Sid Lee, visite des futurs locaux, rencontre de l'équipe, très cool. Une petite séance de shopping nous a permis de faire l'acquisition d'une magnifique lampe-tête-de-cerf pour mettre au dessus de notre foyer. On s'est promené une dernière fois dans le quartier Jordan pour apprécier cette architecture tellement particulière et si charmante. C'est le coeur gros que nous somme repartis: dodo dans l'avion, dodo dans le bus qui nous ramenait chez nous et gros dodo dans notre lit sans bibite avec notre chat.


La question est maintenant de savoir quelle sera notre prochaine destination....

Des suggestions?















N.B. En haut à droite, sur cette page, il y a une rubrique intitulée «devenir un abonnée fidèle de ce blog», si ¸a vous tente... ;)

*** Plus de photos dans l'album «I Amsterdam» ***

Une petite dernière pour la route:

mardi 17 juin 2008

L'ANAEM et ses amis

























Il peut s'en passer des choses dans une journée...
Et bien hier, s'était une journée comme ça. Je vais tenter de vous expliquer simplement (est-ce possible? Est-ce que ce mot existe ici?) les démarches administratives françaises pour une étrangère comme moi. Êtes-vous prêt? GO!

Pour venir s'installer en France pour plus de 3 mois, il faut avoir un titre de séjour. Pour avoir un titre de séjour, il faut avoir un visa long séjour. Ce que j'avais puisque j'étais en stage de décembre à mai. MAIS sur ce visa, il est inscrit "dispense temporaire de carte de séjour" et ça c'est pas bon parce que ça ne me donne pas le droit de faire une demande de titre de séjour (chit de marde!). Nous avons appris cela la première fois que nous sommes allés en Préfecture avec JJ, ça devait être au mois d'avril. Quelle expérience! Mais ce n'est pas le sujet d'aujourd'hui. Donc, dispense temporaire de carte de séjour = demande au Consulat une dérogation pour ne pas être obligé de revenir à Montréal, à ce même Consulat, pour faire les démarches sur place. Pour faire une demande de dérogation, il faut monter un dossier avec une lettre de motivation (!), mille papiers: preuve de résidence, acte de mariage et tutti quanti. La Préfecture s'occupe d'envoyer le tout au Consulat et le Consulat s'occupe... de perdre le dossier et de raccrocher la ligne au nez à Jean-Ju quand il appelle pour faire un suivi. Char-mant! Et là entre en jeu un personnage-clé de ma saga: F.D. Après avoir sacré tout ce qu'on pouvait sur le Consulat et l'administration en générale, je reçois un coup de fil. Un monsieur, super gentil (je tiens à le préciser car c'est une espèce en voie de disparition dans la jungle de l'administration), il me fixe un rendez-vous à la Préfecture pour ma carte de séjour. Il me dit: "demandez F.D. à l'accueil". Je me dit, c'est un code secret, génial. Mais non, il m'explique qu'il ne peut pas me donner son nom!? Sacré F.D., va! On se pointe à la Pref (oh yeah, des mots coupés, on aime ça, on est dans le vent!) et F.D. nous reçoit rapidement: c'est un professionnel F.D., un gentleman. Il nous a clanché ça dans le temps de le dire et je suis sortie avec un sourire accroché dans face! Vous pensez: "Enfin, elle a son titre de séjour!" Naïfs que vous êtes... C'est beaucoup trop simple!!

Je suis sortie avec un récépissé de demande de séjour. De kossé? Un document officiel qui atteste que j'ai entrepris les démarches pour le titre de séjour et qui me donne droit, by the way, de rester sur le territoire français. Maintenant qu'est-ce qui se passe? Et bien, mes amis, on arrive dans le cœur de l'histoire et on se rapproche dangereusement du sujet d'aujourd'hui: ma journée d'hier. Mais pas tu suite tu suite... Pour avoir ma vraie de vraie carte de séjour (pas un vulgaire bout de papier avec ma face étampée) il me manque quelques petites choses comme: une convocation de l'ANAEM et payer 275 euros (sous forme de timbres que l'on achète en Préfecture, question de faire ça simple) par exemple. J'ai reçu cette fameuse convocation 3-4 semaines après avoir vu F.D. soit la semaine dernière. Et mes rendez-vous étaient... hier. Ben oui!

Étant donné que j'ai fait toutes les démarches à Besançon et bien c'est pas mal là que le party se passe. Levé 6h30 puisque j'avais un rendez-vous pour une visite médicale à 7h30. Je pars donc en compagnie de Marie-Claude pour aller me faire examiner le body, en cours de route je vérifie l'adresse dans le courrier de l'ANAEM. On arrive au cabinet du médecin (très différent de chez nous évidemment, vieillot, grandes portes, grandes fenêtres, ça sens le vieux), on s'assoit dans la salle d'attente et là, j'ai un doute: est-ce que j'ai tout mes précieux timbres (à 55 euros chaque)? Et bien non tabarn... lorsque j'ai vérifié l'adresse tout à l'heure en marchant, j'ai du en échapper un. Stie. Ma belle-mère, qui a acheté les timbres en question, me regarde... euh... drôlement?! Et d'ailleurs je me regarde aussi drôlement. Pas le temps de s'attarder à ça, c'est mon tour.

Bon, on va juste faire un petit recap question que tout soit bien clair: je suis étrangère et je viens passer un examen médical pour pouvoir résider en France.

Et bien j'ai jamais eu un examen aussi rapide: 7 MINUTES. 7 minutes pour savoir si la personne ne ramène pas n'importe quelles saloperies avec elle (comme moi par exemple!). Les yeux, la gorge, le ventre, 2-3 questions et une radio de mes poumons: that's it. Oky doky. Ciao bye. On repart en vitesse avec MC pour voir si peut-être par la plus grande des chance, on ne trouverais pas un ti-timbre qui traine sur notre chemin. Et bien OUI, il était là, devant le parvis de la cathédrale, il nous attendait! Pas le temps pour trop de réjouissances avec le timbre (ché pas moi, un verre de champagne quelque chose?!) on file à l'ANAEM pour mon rendez-vous de 8h30.

8h15, je suis dans les bureaux de l'ANAEM. Ben pas tout à fait parce que la porte est barrée donc je suis dans le couloir. J'attends sagement quand deux personnes arrivent, essaient d'ouvrir la porte, marche pas. Se dirigent vers une autre porte ouverte et entrent... Ben coudonc, on dirait que c'est là. J'y vais aussi, j'entre. Un monsieur me demande (sur un ton charmant):
-C'est pour le CAI?
-Ben j'ai rendez-vous à l'ANAEM à 8h30.
-Ok, c'est pour le CAI, allez dans la salle d'attente on va venir vous chercher.
Me voici dans la salle d'attente, un café à la main quand une dame entre, me regarde et me dit:
-Vous accompagnez quelqu'un?
-Euh, non
-Ok, suivez moi.
Nom, prénom. Beyries, épouse Guyot, Geneviève. (Hey, c'est moi ça!) Elle me pose 2-3 questions, me dit que je vais devoir passer un test de français (ahah!), m'explique qu'un CAI c'est un Contrat d'Accueil et d'Intégration et finalement me renvoie dans la salle d'attente. Je me sens weird dans cette pièce, un peu comme si j'étais dans un autre pays. On est plus ou moins une douzaine et il doit y avoir au moins 7 langues qui se parlent en même temps. J'attends, j'attends, j'attends... Sur la convocation il est écrit qu'il faut prévoir la matinée pour une séance d'information mais où est-elle cette séance? Les gens rentrent dans la salle, sortent avec les auditeurs social (joli, non?). Bon, ça fait 45 minutes que j'attends, je commence à sentir une petite frustration monter en moi quand j'entends une conversion de couloir sur la nouvelle maison et les rénovation d'une telle. Après une heure d'attente, ils nous ont passé un petit film, un peu plus long que celui-là. En gros, en France, les hommes et les femmes sont égaux, il est important de parler français et de bien s'adapter. Merci pour l'info.

Le charmant monsieur du début m'a ensuite accueilli dans son bureau. Après m'avoir un peu entendu parler, il était vraiment charmant (l'accent québécois a quelque chose de ben l'fun parfois ;). Il m'a fait passer le test de français: 4 mots à placer dans 4 phrases et écrire 10 mots sur la pièce dans laquelle je me trouvais. Il m'a ensuite donné le «diplôme» qui va avec: grand moment de fierté. Il m'a fait signer le fameux CAI, m'a posé quelque questions du genre: niveau de scolarité, métier (euh, j'ai un métier, moi?)... Après tout ça il m'a donné deux autres convocations pour des journées d'informations obligatoires: une première sur la vie en France et la seconde sur la formation civique. Vraiment, il était sympa. Je suis partie vers 11h avec une petite mallette en plastique ANAEM, ben fière la fille. Je n'avais pas mis le pied dehors des bureaux que j'appelais F.D. pour lui demander si je pouvais passer le voir pour lui remettre les derniers papiers manquants.

Pas facile de demander à parler à des initiales. Après avoir parlé à une femme à qui j'essayais d'expliquer qu'elle n'était pas F.D. (elle aurait aimé être lui puisqu'il est siiii gentil). Elle a fini pas céder et me l'a passé. F.D. m'a dit que je devais passer l'après-midi, ce que je fis. La dame à l'accueil était sympa (encore une twist d'accent!) c'était mon jour de chance. Elle a tenté de joindre F.D. mais en vain donc elle a gentiment demandé à sa collègue de me recevoir. Je me dirige au guichet E, je m'assois et j'attends quelques instants avant qu'une jeune fille entre. Elle me demande ce que je veux. Je lui dis que j'avais commencé à monter mon dossier avec F.D. peut-être serait-il mieux de poursuivre avec lui? Elle me demande pourquoi je suis là, si j'ai une convocation, un rendez-vous. Je lui explique que non, je n'ai ni convocation, ni rendez-vous mais que j'ai parlé à F.D. tout à l'heure et il m'a dit de passer le voir. Elle me dit qu'elle ne s'occupe pas de mon dossier (ah, bon?!) et ne comprends pas ce que je veux (bon, là ma belle, tu commences à m'énerver sérieusement). Je lui explique donc mon histoire: récépissé et cie et réitère le fait que peut-être serait-il mieux de voir avec son collègue. Elle me dit que F.D. est au tribunal, qu'elle prends la peine de me recevoir alors, là, si c'est pour se passer comme ça. Je lui dit avec mon plus grand sourire que je veux bien lui ré-expliquer la situation mais que son collègue F.D. est vraiment plus sympathique qu'elle.
S'en est trop, elle pète une coche: «Vous me regardez comme ça. Vous me prenez pour une nunuche». Je ne comprends pas comment je la regarde mais je sais que cette pauvre âme est perdue à tout jamais dans l'attitude de l'administration française, c'est si triste. Je lui remet les deux documents manquants (et les plus importants) mon certificat médical et mes 5 timbres à 55 euros chaque. Je lui demande son nom, elle me dit que c'est pas nécessaire que j'ai son nom. «Je vous remet 275 euros de timbres et mon dossier s'est perdu la dernière fois, je pense que la moindre des chose c'est de me donner vos initiales».

M.A. mais pour moi elle restera toujours la petite criss.

Bon, ça c'est fait. Il ne me reste plus qu'à passer récupérer ma valise, d'aller me faire vacciner, de prendre mon train et de retrouver mon Jean-Ju pour lui raconter tout ça.

Ouf!

D'ailleurs, c'est son anniversaire aujourd'hui, j'ai des courses à faire...
Allez jeter un œil à ça http://youtube.com/watch?v=TKokfOgEHMM vous allez rigoler.



mercredi 11 juin 2008

Madame Guyot

C'est moi ça, Madame Guyot!
Je commence à m'y habituer mais c'est pas simple (ah ouin?!). En France, l'épouse prend automatiquement le nom de son mari contrairement au Québec où il faut en faire la demande. Alors dans ma course à la paperasse, on me demande si je suis mariée, je dis oui et ils en concluent que mon nom est Guyot. Change de pays, change de nom...


Cette semaine, je suis allée me promener dans le parc de la Tête d'Or. Ma-gni-fique! C'est quand même assez hallucinant, dans un parc qui couvre une superficie de 105 hectares, on tombe à un moment donné sur des girafes, des singes, des tortues et plusieurs autres amis qui se baladent en presque liberté. C'est vraiment génial... Dans un autre registre, je me suis mise activement à la recherche d'un nouveau nid pour le mois de septembre. Encore une fois c'est assez compliqué: il n'y a pas vraiment d'appartements à louer par des particuliers, il faut donc passer par des agences. Celles-ci ne se gênent pas pour se prendre un bonne cote en plus de demander des papiers et des papiers (attachez vos tuques!): les attestations de revenus pour les trois derniers mois (fiches de paye, de pension, d'Assedic ou contrat d'embauche), les quittances de loyers de sa précédente location, les quittances d'électricité ou de téléphone, la déclaration d'impôt sur le revenu, les coordonnées de son ancien propriétaire et de son employeur, si besoin, les fiches de revenus de la personne qui se portera caution. Et oui, seulement ça! Quand je pense qu'à Montréal, on signe un bail sur le coin d'une table...

À suivre;)

mardi 3 juin 2008

Enfin chez nous... presque!



Ça y est, depuis dimanche soir, nous sommes installé dans notre "chez nous". En fait on est ici pour 3 mois le temps de se trouver un appartement à nous. Il faut dire qu'on est super bien tombé...



La petite histoire: avec JJ on se cherchait un collocation (pas le temps de chercher un vrai appart, pas les 100 000 papiers nécessaires pour une location, etc.) Donc on a cherché via un site Internet et ça a super bien fonctionné (yeah rigth!). On avait spoté un appartement dans la Croix-Rousse (LE quartier de prédilection!) et son occupant nous semblait fort sympathique. On a donc fixé un rendez-vous jeudi dernier, jour où nous partions en expédition express de visites à Lyon. Bien contents, on a continué à chercher, à fixer des rendez-vous... Bref, notre journée de jeudi s'annonçait assez intense. Le mercredi, on reçoit un appel du locataire de l'appartement de nos rêves qui nous informe qu'il a trouvé quelqu'un. Dé-cep-tion! Mais, OH non, on ne se laisse pas abattre. On part donc comme prévu, jeudi à l'aube avec Twingounette (notre fidèle mini-voiture). Premier rendez-vous: on est bien excité de voir l'appartement qui est dans un coin qui nous plait, proche de la Place des Terreaux. On arrive un peu en avance, on attend. On attend. ON ATTEND. Et... Rien! La fille nous envoie un message plus tard dans la journée pour nous dire qu'elle a trouvé, qu'elle est désolée... On a comme une sensation de déjà vu, non? On prend une bonne inspiration et on se dirige vers le Mcdo le plus proche pour profité de la connection Wi-Fi (à prononcer tel quel!) et chercher d'autres apparts parce que, on commence à penser qu'on a la poisse. On passe des coups de fils, on envoie des messages, on repasse toutes les annonces qu'on a déjà vu question de se dire qu’on n’est pas trop difficile... Arg! On décroche 1 ou 2 rendez-vous mais rien de très concluant. On se dirige donc vers le 3e arrondissement pour une visite en se disant merde, mine de rien, le temps avance, il est 14h, on est jeudi, JJ commence son nouveau boulot lundi... Où sé qu'on va ben finir?? On sort nos sacs en papier et on continue notre chemin, on est forts, rien ne nous arrête. Étant un peu en avance, on laisse Twingounette et on décide de marcher un peu... Dans un quartier, ma foi, pas très invitant: immeubles récents, d'autres désaffectés, c'est bof. J'ai de vagues souvenirs de Belfort qui me reviennent en mémoire et je me dis que je n'ai aucune envie de repartir, ne serais-ce que pour 3 mois, dans un quartier très ordinaire, dans un appart qui, de l'extérieur, ne m'inspire... euh... rien! J'ai envie de bien commencer ma nouvelle vie lyonnaise, de sortir de chez moi et de me sentir BIEN. Ahhh. JJ me dit de me calmer les nerfs -il a bien raison- et que c'est juste pour trois mois. Oui mais. On se pose dans un café en essayant de trouver d'autres avenues, on se dit qu'au pire, on ira à l'auberge de jeunesse, qu'on peut revenir sur Lyon vendredi et samedi, qu'il nous reste du temps. Et c'est à ce moment qu'on reçoit un texto de notre prochain rendez-vous qui nous dit, et je cite: "Re. jsui dsl je préfèr anulé la visit parcke dan lapartement ik ny a plu 2 gazinièr.donc je pense pa ke pour 383 euros sa vou interese de manger froi tou les jour. bone chance pour vo recherches". Euh, c'est un complot? On a vraiment la poisse, c'est ça? Entre vous et moi, j'étais contente (oups, je l'ai dit!) de ne pas habiter là. Re-retour au Mcdo! Depuis le début de la journée on était en contact avec Yann, notre prochain rendez-vous, il nous semblait sympa, l'appart était Place des Terreaux, en plein centre dans le 1er... Alors avec JJ on s'est dit qu'on mettait tous nos espoirs sur Yann: non mais quelle tactique! Que de stratégies, hein? Je vous sens impressionnés. Entre temps on s'est tapé des fous rires (nerveux!?). Un entre autre grâce à cette annonce vu sur le site des apparts à partager (à ce jour, je ris encore!): "Cherche quelqu'un pour m'aider à passer le cap". Point. Pas de photos de l'appart, pas de description, nada, juste ça!! En arrivant en bas de chez Yann, j'en riais encore. En passant cette grosse porte on est entré dans un autre monde. On a monté les 4 étages qui nous on menées chez 4 étudiants en environnement qui quittaient leur appartement pour l'été (3 mois) pour aller en stage. Quand ils nous on dit ça, je les ai regardé en disant : " les 4 vous partez pour l'été??!". Oui. Alors, imaginez, un appartement pour 4 personnes, c'est grand, c'est environ 90m². On a donc rapidement fait le tour et c'était PAR-FAIT, IN-CRO-YA-BLE! Je vous laisse donc quelques photos en diaporama pour que vous constatiez vous-même le deal du siècle sur lequel on est tombé. Dans l'ordre: place des Terreaux, notre porte d'entrée (est belle, hein!?), chemin jusqu'à notre nid, le salon, la cuisine, la salle de bain et notre chambre (il y en a trois en tout, vous êtes les bienvenues!) un extra: JJ qui part au boulot lundi ;)

Sinon, je découvre tranquillement ma nouvelle ville, JJ son boulot... Je vous tiens au courant dans un prochain billet. A+